Les premières années du conflit
© Mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne-Royallieu /
camp de Buchenwald
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. Commence alors le conflit le plus meurtrier de l’Histoire de l’Humanité.
La Blitzkrieg
Quand la guerre éclate, les alliés semblent plus puissants que les Allemands. Cependant leur stratégie est différente : tandis que la France adopte un stratégie défensive en se repliant derrière la ligne Maginot, l’Allemagne, qui souhaite que la guerre soit rapide, passe immédiatement à l’offensive.
Sans déclaration de guerre, les troupes allemandes envahissent la Pologne le 1er septembre 1939, suivies le 17 septembre par les Soviétiques. La Pologne est partagée entre les deux puissances.
Suite à l’invasion de la Pologne par Hitler, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne. Bien que la France ait officiellement déclaré la guerre à l’Allemagne, huit mois s’écoulent sans combat : cette période est communément appelée la drôle de guerre, expression de Dorgelès pour décrire l’attente et l'ennui qui se répand chez les soldats alliés.
La drôle de guerre prend fin en mai 1940, lorsque l’Allemagne lance une offensive générale sur le front ouest. Le 10 mai, la Wehrmarcht attaque les Pays-Bas et la Belgique. Quatre jours plus tard, les troupes allemandes percent les lignes françaises à Sedan. S’en suit une progression rapide sur le territoire français. Cette situation entraîne l’évacuation des armées franco-britanniques contenues dans la poche de Dunkerque vers le Royaume-Uni. Après la capitulation des Pays-Bas et de la Belgique, l’offensive allemande reprend vers Paris. Le 10 juin, l’Italie entre en guerre contre la France et la Grande-Bretagne tandis que le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux. Les Allemands entrent dans la capitale le 14 juin.
La capitulation française
Le 17 juin, le gouvernement remet les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Ce dernier annonce aux Français son intention de demander l'armistice qui sera signé à Compiègne dans la clairière de Rethondes, le 22 juin. La Convention d'armistice instaure une ligne de démarcation parcourant treize départements sur près de 1200 kilomètres. Cette ligne sépare la France en deux zones, avec une zone d’occupation allemande et une zone « libre » soumise à l’administration du gouvernement français.
Après avoir installé le gouvernement à Vichy fin juin, Pétain devient chef de l’Etat français, régime autoritaire ayant pour devise « travail, famille, patrie ». Alors que le Général de Gaulle, parti à Londres, appelle tous les Français le 18 juin à résister à l'ennemi, le maréchal Pétain s'engage officiellement dans la voie de la collaboration après son entrevue avec Hitler à Montoire (Loir-et-Cher), le 24 octobre 1940.
La bataille d’Angleterre
Après la défaite de la France en cinq semaines seulement, le Royaume-Uni constitue l’ultime rempart de la démocratie en Europe. Au cours de la bataille d’Angleterre (d’août à octobre 1940), l’Allemagne et la Grande-Bretagne s’affrontent pour obtenir la maîtrise du ciel. Les Britanniques en sortent victorieux.
La guerre devient mondiale
Le 22 juin 1941, Hitler déclenche l’opération « Barbarossa », c’est-à-dire l’offensive à l’Est. Au total, plus de 5 millions de soldats sont envoyés sur le front russe. Leningrad est assiégé mais l’hiver stoppe la progression allemande ; l’offensive s’arrête devant les portes de Moscou.
Si le Etats-Unis soutiennent financièrement les alliés depuis le début du conflit, il faut attendre la défaite de Pearl Harbor contre les forces armées japonaises le 7 décembre 1941 pour qu’ils entrent en guerre contre l’Axe.